2ème alerte...
"Human Right Watch" considère que la France "ne présente pas de garanties suffisantes contre les violations des droits humains, dont la torture".
Dit autrement la France n'est pas vigilante et expulse des personnes qui seront dans leur pays d'origine maltraitées, torturées et dont la dignité humaine sera pas respectée.
Depuis 1997 cette ONG n'avait pas publié de rapport sur la France. Le principal problème soulevé par cette association porte sur les expulsions à destination de l'Algérie ( le Comité contre la torture de l'ONU,a condamné la France le 11 mai a propos d'un cas particulier).
L'Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers (ODSE regroupant Act Up, Aides, Cimade, Médecins du Monde...) a lancé une pétition contre les mesures de reconduite à la frontière des étrangers malades. Les critères autorisant l'expulsion des personnes malades doivent prendre en compte le fait que ces personnes puissent être soignées dans leur pays d'origine.
Notre précédent gouvernement a, au détour de l'amélioration du "tri" des demandeurs en fonction de leur maladie, établie de nouvelles fiches technique qui omettent un critère essentiel (selon l'ODSE) qui est celui de l'accessibilité effective aux soins (géographie, coût des soins...). Cependant ce sont des "critères déterminants" selon la loi de 1998.
Parmi les personnes reconduites à la frontière il est sur que certaines peuvent l'être, d'autres le méritent, mais la France se doit de demeurer un état de droit.
Afin de suciter l'adhésion à ces choix, le discoirs officiel tend à nous présenter un certain nombres d'évidences. Progresivement de proche en proche, d'une idée à une autre, des proximités nous amènent à envisager les choses d'un point de vue épidermique.
"Que feriez vous si quelqu'un tuais votre enfant", "est il normal qu'un étranger bénéficie de cela et pas vous", ce type de questions amène a une réaction, instinctive, et c'est la que l'on oublie que nous sommes un société d'hommes et de femmes civilisés.
C'est pour cela qu'il appartiens à la société (par la voie de ses représentants) de dire la loi, d'exécuter la loi, de défendre chacun avec équité...
Cependant, nous n'avons pas le droit de nous laisser aller à oublier le droit, et la morale.
Le traitement des étrangers, illégaux ou non méritent d'être traités selon les lois nationales, et internationales.