Principes du Mouvement Démocrate

  • Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs.
  • Une charte éthique qui nous engage.
  • Nous donnerons un sens plein et entier à l’idée de démocratie.
  • L’action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité.
  • Nous avons besoin de retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique et faire partager la réflexion sur l’avenir à l’ensemble du champ social.
  • Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement.
  • Le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle.

lundi 2 juillet 2007

Discours de Politique Générale.... Quid ?

Avec un peu de recul, et à l'occasion du Discours de Politique Générale du Premier Ministre, de nombreuses voix s'interrogent sur le thème ; "Comment Mr Fillon peut-il exister face à son Président en première ligne sur tout les sujets ?"


Voila une excellente question, il est important de savoir comment ce premier ministre va exister politiquement alors même que le président interviens sur tout les sujets, et déflore même le coeur du discours de son premier ministre devant les parlementaires UMP et que Claude Guéant, Secrétaire Général de l'Elysée, a également cru bon de s'exprimer sur le sujet.


Quoique le sort politique de notre premier Ministre est un sujet a part entière il me semble plus intéressant de s'interroger sur le sens du "Discours de Politique Générale".
Ce passage obligé n'est pas un rituel sans fondement, il s'agit après nomination du chef de l'état que le chef de gouvernement vienne devant la représentation nationale afin d'exprimer ses orientations et le projet qu'il compte conduire, afin que l'assemblée puisse se positionner et, on l'espère, adhérer pour faire avancer le pays.


Cela implique que le chef de gouvernement est responsable non pas du projet (qui a fait l'objet de l'élection présidentielle) mais de sa mise en œuvre. La notion de responsabilité est important car elle souligne le fait que le parlement peut retirer sa confiance à un premier ministre et obliger le Chef de l'État à le remplacer (l'exemple type est celui de la cohabitation, ou le Président change de premier ministre avant qu'une assemblée nouvellement élue ne le fasse).

Dans la mesure ou le Président tend à assumer la responsabilité des actes, il importe qu'il se soumette également à des contres pouvoirs permettant d'assurer l'état d'une gestion démocratique. Il s'agit ici même du sens du mot "assumer" qui implique la capacité de prendre des décision, d'agir, et qui implique le fait de pouvoir subir directement les conséquences de ces choix.

Il ne s'agit pas ici de juger du bien fondé des choix et des actions du Président, il s'agit encore moins de contester sa légitimité, pas plus que d'agiter l'épouvantail d'une peu probable dictature.

J'ajouterai même que à titre personnel je pense que l'évolution de notre démocratie passe par une prise en charge assumée des élus, et en premier lieu du Président de la République, cependant les institutions sont un équilibre sensible de pouvoir, de contres pouvoir, de droits et de devoirs, et faire évoluer une partie seule de ces équilibre tend à rendre ce système instable.
En période de crise, ou de contestations (nationales ou internationales) ces déséquilibres créeront forcément des problèmes difficilement solubles.

Les questions posées ici sont plus sur les institutions que sur les personnes, et devant l'adversité il nous faudra savoir ce qu'il se passera dans un régime d'hyper président.

L'exemple expérimenté par les gouvernements de gauche comme de droite est le licenciement d'un premier ministre n'ayant pas su sortir d'une crise, et ayant par conséquence perdu trop de crédit face à l'opinion.
Dans le cas d'une crise sociale importante au sein du pays, et sans vouloir jouer les Cassandre, que se passera-t-il avec un hyper-président ?

Il pourrait :
  1. donner sa démission,
  2. changer son propre mode d'action
  3. nommer un autre Premier Ministre avec ou sans réels pouvoir
  4. expédier les affaires courantes dans l'attente d'un autre suffrage,
  5. dissoudre l'assemblée,
  6. ou simplement ne rien changer
Certainement d'autre possibilités, mais si l'on souhaite que le président reste légitime, et donc crédible, dans l'avenir et au delà des tempêtes qu'il rencontrera certainement, il faut absolument que les institutions lui donnent les moyens d'assumer les responsabilités qu'il prend en charge.

Cela doit aller au delà de l'autorisation donnée au président de venir à l'Assemblée Nationale, que ce soit pour un discours, ou encore répondre au question.

Il est nécessaire de donner une vision claire des procédures à mettre en place et éventuellement un pouvoir à l'assemblée du type motion de censure de la 5eme république ou sur le modèle américain un empeachment.

vendredi 15 juin 2007

2ème alerte...

Après "Reporter sans Frontières" qui publiait il y a quelques jours un message de vigilance pour la France (cf dépèche), c'est au tour de "Human Right Watch" de critiquer la france pour ses expulsions antiterroriste (cf dépèche).

"Human Right Watch" considère que la France "ne présente pas de garanties suffisantes contre les violations des droits humains, dont la torture".
Dit autrement la France n'est pas vigilante et expulse des personnes qui seront dans leur pays d'origine maltraitées, torturées et dont la dignité humaine sera pas respectée.
Depuis 1997 cette ONG n'avait pas publié de rapport sur la France. Le principal problème soulevé par cette association porte sur les expulsions à destination de l'Algérie ( le Comité contre la torture de l'ONU,a condamné la France le 11 mai a propos d'un cas particulier).


L'Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers (ODSE regroupant Act Up, Aides, Cimade, Médecins du Monde...) a lancé une pétition contre les mesures de reconduite à la frontière des étrangers malades. Les critères autorisant l'expulsion des personnes malades doivent prendre en compte le fait que ces personnes puissent être soignées dans leur pays d'origine.
Notre précédent gouvernement a, au détour de l'amélioration du "tri" des demandeurs en fonction de leur maladie, établie de nouvelles fiches technique qui omettent un critère essentiel (selon l'ODSE) qui est celui de l'accessibilité effective aux soins (géographie, coût des soins...). Cependant ce sont des "critères déterminants" selon la loi de 1998.

Parmi les personnes reconduites à la frontière il est sur que certaines peuvent l'être, d'autres le méritent, mais la France se doit de demeurer un état de droit.

Afin de suciter l'adhésion à ces choix, le discoirs officiel tend à nous présenter un certain nombres d'évidences. Progresivement de proche en proche, d'une idée à une autre, des proximités nous amènent à envisager les choses d'un point de vue épidermique.
"Que feriez vous si quelqu'un tuais votre enfant", "est il normal qu'un étranger bénéficie de cela et pas vous", ce type de questions amène a une réaction, instinctive, et c'est la que l'on oublie que nous sommes un société d'hommes et de femmes civilisés.
C'est pour cela qu'il appartiens à la société (par la voie de ses représentants) de dire la loi, d'exécuter la loi, de défendre chacun avec équité...

Cependant, nous n'avons pas le droit de nous laisser aller à oublier le droit, et la morale.
Le traitement des étrangers, illégaux ou non méritent d'être traités selon les lois nationales, et internationales.

lundi 11 juin 2007

Pas d'excuses, des raisons... Assumons et avançons

Ce résultat est en effet le signe de la naissance d'un mouvement sur l'ensemble du territoire français. Cependant il y a des raisons de la force de la "vague UMP". Ne cherchons pas d'excuses, les forces en présences en face de l'UMP (dont la notre) n'ont pas présenté de programme lisible, de propositions claires ni même d'idées fortes.
Le MoDem a pour soucis son discours des choses "bonnes" et "mauvaises" n'est pas un message clair, beaucoup entendent ca comme un "on verra". Et bien nous devons expliquer plus clairement, reprendre les propositions de chaque parti et nous expliquer dessus.
De la même façon au niveau local, il est primordial que nous annoncions clairement les critères expliquant nos prises de position, et que ces critères soient suivi d'effet. La force du mouvement qui vous suit Monsieur Bayrou est légitimé par votre cohérence continuons sur cette voie.
Le choix de nos candidats a été aujourd'hui une faiblesse, par leur inexpérience et leur manque de notoriété, il sera notre force à l'avenir.
Assumons notre responsabilité dans ce score moindre que nos espérances, et soyons fier que ce mouvement existe et soit appelé a grossir.
Et encore merci Monsieur Bayrou d'être un véritable homme politique empreint de sincérité et d'honnèteté.
Je propose de poursuivre ce débat sur mon blog afin de lancer des propositions de règles devant régir les cellules locales, analyser nos résultats et fournir des propositions pour les prochaines élections.
http://patrick-boissy.blogspot.com/

lundi 4 juin 2007

Des mesures, des mesures et encore des réformes... (suite)

Henri Guaino conseiller spécial de Nicolas Sarkozy annonce dans Les Echos que le Président annoncera après les élections législatives .

"Après les élections législatives, le président de la République présentera son plan économique qui aura pour ambition de créer le choc de confiance et de croissance dont la France a besoin pour repartir de l'avant", dit l'ancien commissaire au Plan. "Il présentera aux Français une stratégie économique et budgétaire qui mettra en perspective et en cohérence toutes les mesures (promises par le chef de l'Etat) et qui créera un effet d'entraînement."


Voila typiquement l'exemple d'un chèque en blanc donné au gouvernement et au Président qui en est devenu le "super premier ministre".

Le discours est clair "élisez nous, nous vous dirons plus tard comment nous comptons dépenser l'argent et le patrimoine de l'état, et comment nous allons, ou pas, endetter vos enfants..."

Nous poursuivons les travers de la campagne présidentielle, niant l'impact de la dette sur le pays, et restant au niveau des promesses électorales et électoralistes sans envisager ne serait ce qu'une seconde de parler du financement réel des mesures.


Les seules estimations financières données dans la campagne de Mr Sarkozy tablaient sur une croissance de 2,5% par an pour financer (en partie seulement) ses promesses de campagne... La France depuis longtemps n'a pa dépassé 1,5%, ce qui, sous la présidence précédente (dont Mr Sarkozy a été également le ministre des finances), était donné pour un bon résultat.

Pour simplifier, la déclaration d'Henri Guaino (au nom du Président Sarkozy) reviens à dire dans une famille que :
comme on est endetté,
on va acheter une belle maison et une belle voiture,
comme ca on se sentira en confiance, reposé,
comme ca on aura une promotion qui permettra de payer une belle maison et une belle voiture...et accessoirement payer nos dettes,

à moins que si ca ne marche pas nous soyons encore plus endetté... dans ce cas nos enfants payeront la belle maison et la belle voiture qu'ils n'auront plus...

Des mesures, des mesures et encore des réformes...

J'entends dire souvent que le Président est élu et légitime, en effet et cela est incontestable, sans pour autant lui donner les pleins pouvoir. D'autre part cela ne nous dédouane pas de notre responsabilité de veille et d'analyse.

Le gouvernement n'avance pas masqué, qu'il annonce des réformes et des mesures qu'il va faire, ainsi nous n'avons pas à nous plaindre... Nous savons ou nous allons... Cependant dans la plupart des cas les annonces ne suffisent pas à évaluer les mesures.

Nous devrions avoir le temps de la réflexion, afin de pouvoir évaluer leur incidence réelle ; mais il nous faudrait savoir ce que recouvre ces différentes mesures...

Prenons pour exemple l'effacement de la carte scolaire. Voila une mesure pleine de bon sens pour permettre aux familles de sortir des ghettos scolaire, pour donner à chacun "une liberté nouvelle". En effet donner une liberté nouvelle voila un slogan porteur et difficilement contestable. Mais cette liberté va poser de nombreuses questions :

Le ministre de l'éducation annonce qu'il n'y aura pas de baisse de moyens pour les écoles désertées. J'approuve l'idée mais cela suppose des moyens humains constants donc des classes moins chargées, encore faut il que le gouvernement inscrive dans le même marbre cette constance des moyens.

  • Comment garantir la constance des moyens annoncées par le ministre pour les écoles abandonnées ?

Pour les écoles primaires par exemple l'ensemble des moyens autres que le personnel enseignant est issu des mairies, mobiliers, équipement divers, entretien, sorties...

  • Comment forcer une mairie à donner des moyens plus important à certains élèves qu'à d'autre ?
  • Comment ne pas craindre que des écoles dépeuplées ne soient pas... "moins rentable électoralement" ?

D'un autre point de vue, certaines écoles vont être plus demandée que d'autres :

  • Comment faire pour que les capacités d'accueil augmentent en proportion ? (locaux,
    matériel, dotations diverses, personnel enseignant et d'encadrement)
  • Ces écoles ne vont elles pas à terme voir leur niveau baisser a force de classes surchargées ? (On pourrait en faisant ça arriver à une égalité entre les enfants de la républiques... une égalité par le bas...)
  • Qui estimera que le nombre maximum est atteint ?
  • Comment se fera la sélection des élèves admis ?
  • Comment garantir qu'un élève aura forcément une place dans son école de quartier ?


Voila une mesure qui me semble être aujourd'hui une déclaration d'intention à minima il conviendrait avant de juger ccette réforme d'avoir la réponse à ces question entre autres.

Dans le cas contraire ce seront des réformes à crédit... en chargeant d'autres de régler la note...

lundi 28 mai 2007

Napoléon et Talleyrand vs Sarkozy et l'"ouverture"

"Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi. Il n' y a rien pour vous de sacré, vous vendriez votre père.
Tenez Monsieur, vous n'êtes que de la merde dans un bas de soie.
"
Napoléon à Talleyrand
29 janvier 1809

Notre président se réclame, ou se fait comparer à notre illustre empereur, cependant il semblerait que les deux ne considèrent pas de la même façon les courtisans, et les ralliements, à moins que...

Napoléon a choisi un conseiller (de son coup d'état à la gestion de la politique extérieure de l'Empire) et un ministre habile, ayant servi tout les régimes de la monarchie à l'empire, cependant il ne lui permettra pas de n'être pas de son avis.
En réalité à cette époque Napoléon perd la mesure ; contre l'avis de Talleyrand, et alors que le Nord de l'Europe est ligué contre lui, il se lance dans la guerre d'Espagne.
A partir de cette date le ministre ne soutiendra plus son empereur et travaillera même à son remplacement. Lors d'une mission en Russie il ira jusqu'à conseiller au Tsar de ne pas s'allier à Napoléon : "Sire, la Russie a un peuple barbare et un prince civilisé et la France a un peuple civilisé et un prince barbare". Cette position provoquera à terme la chute de Napoléon... et le retour de la paix en Europe.

Finalement, peut être notre président ressemble-t-il à Napoléon, choisissant des hommes de valeur, mais n'acceptant plus qu'ils le conseillent et qu'ils soient libres de leur pensée...

Le MoDem aura son groupe à l'Assemblée National

(source IPSOS)

Les statistiques sont là il semblerait que le MoDem la troisième force politique du pays...
Il me semble qu'il convient à tout les républicains de faire en sorte que cette voix soit représentée.
A nous de lui donner les sièges à l'Assemblée...